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Façade est 1
Shadow

Toute l’équipe de l’Association Tunvezh vous adresse ses meilleurs vœux pour la nouvelle année.

Nous serons très heureux de vous retrouver, en musique, au mois d’août prochain pour nos « Estivales 2026 »

 

« Salut d’Amour »

     C’était notre dernier concert, à la toute fin de la soirée. Dans le chœur de notre vénérable église la lumière d’août avait lentement décliné et laissé place à la nuit. Ce furent alors des applaudissements, des rappels vibrants de spectateurs encore chavirés par l’émotion, par l’intensité du jeu de Nicolas Dautricourt au violon, et de Dimitris Saroglou au piano. Nicolas Dautricourt revenait chez nous pour la seconde fois. En 2023, accompagné de Gaspard Dehaene, son interprétation de Bach, Chopin et Tchaïkovsky nous avait, déjà, impressionnés. Avant-hier, nous avons découvert le pianiste Dimitris Saroglou, son parfait complice depuis presqu’une dizaine d’années, dont il partage autant la culture classique que l’intérêt pour la composition et le jazz…
     De ce compagnonnage naît un parfait dialogue entre les deux interprètes dont le plaisir de jouer ensemble est évident ; respirations, enchaînements : aucun instrument n’empiète sur l’autre. Un programme étiré dans le passé : du rituel Bach que « l’on devrait jouer en début de chaque concert » selon le violoniste « Mon phare, ma boussole », au romantisme d’Elgar et de Tchaïkovsky, sans oublier la fameuse Tzigane de Ravel, morceau de bravoure pour le violon. Les deux musiciens nous ont offert en seconde partie des compositions personnelles, et deux morceaux de C. Corea (Armando’s rumba, Spain).
     Dans le classique comme dans le jazz, que ce soit le piano ou le violon : c’est la même souplesse, la même intensité de jeu, une même virtuosité généreuse qui n’est en rien encombrante, et toujours un sentiment d’émotion. Un auditoire transporté, reconnaissant devant tant de beauté. Deux rappels enthousiastes, et pour notre plus grand plaisir, en bis, un Piazzolla et le fameux « Round midnight » de Thelonius Monk.
 
Et…Nicolas Dautricourt joue sur un Stradivarius de 1713, généreusement mis à sa disposition par un mécène bordelais.
 
Merci à vous Dimitris et Nicolas, merci de nous avoir fait partager votre talent (et votre humour). La Bretagne, oui, c’est loin, mais c’est sympa. Revenez !
Anne-Sylvie Moretti

« A deux voix »

  Encore une remarquable soirée consacrée cette fois au chant lyrique : la voix humaine, le plus ancien et le plus naturel des instruments de musique. Pour notre troisième concert du 10 « A deux voix », la soprano Tatiana Probst et la mezzo-soprano Ambroisine Bré, accompagnées par Véronique Briel au piano, nous ont entrainés dans une flânerie à travers le temps et les genres musicaux : opéra, opérette, comédie musicale, interprétés avec sensibilité, énergie et humour.
     
Nous avons donc croisé Puccini, Bellini, Debussy, Bizet, Gounod, Offenbach, Messager, Gershwin, rien que cela… Le piano de Véronique Briel les accompagnait, ou, en solo, nous offrait -ainsi qu’aux chanteuses- une respiration. Aisance, émotion, clarté et puissance des voix : tout était là pour charmer un public apparemment familier de ces airs connus. Des têtes se balançaient en mesure, des lèvres fredonnaient discrètement… Souvenirs pour chacun d’entre nous, « C’était l’air préféré de ma grand-mère ». Deux générations plus tard, le charme opérait toujours. Et vous pensez bien qu’hier soir, nous étions ravis que cette promenade musicale nous mène de l’opéra (toujours tragique) au monde de l’opérette. Là où personne ne meurt de mort brutale, là où les femmes séduisantes, volages, mais gentilles, dansent, aiment les militaires ; là où les hommes ne sont pas méchants mais un peu nigauds et l’ivresse charmante.
 
     Tatiana, une Périchole pleine de fantaisie chantait et mimait avec humour une griserie toute poétique ; Ambroisine, Grande Duchesse de Gerolstein déclarait sa flamme aux militaires avec une énergie de hussard, et fut toujours drôle et convaincante dans le refrain « Que les hommes sont bêtes » d’André Messager ». (Ne nous y trompons pas, ces paroles signées Sacha Guitry datent… de presqu’un siècle avant Metoo #, et la dame en question était parfaitement coulée dans un moule aujourd’hui… obsolète).
 
De longs applaudissements du public et en final un bis de choix : un duo dans un vif et pétillant « I feel pretty ».
 
Tatiana, Ambroisine , Véronique, merci merci de nous avoir offert ce moment de beauté et de fantaisie !
Anne-Sylvie Moretti

« Quatuor à cordes »

   La musique en quatuor à cordes est une des plus exigeantes. Ecoute, réponse, échange des motifs entre les instruments : pari magnifiquement gagné hier soir, samedi, pour notre second concert. Deux œuvres classiques, le Trio op. 9 numéro 3 en do mineur de Beethoven et le Quatuor op. 76 numéro 4 de Haydn encadraient le contemporain Archipel II de Boucourechliev. Clotilde Lacroix au violoncelle, Robin Kirklar à l’alto, Constance Ronzatti et Marie Salvat au violon, de toute évidence heureux de jouer ensemble, ont non seulement manifesté leur grande virtuosité, mais nous ont aussi montré, avec rigueur et sensibilité tout ce qu’un instrument à cordes pouvait exprimer. La musique de Beethoven et Haydn projetée dans la nef, se lovait derrière chaque pilier pour finalement nous envelopper dans une conversation entremêlée, mais avec des respirations, et chaque instrument gardait sa voix indépendante.
     Plus dépaysant a été pour la majorité d’entre nous Archipel II (composé en 1968) par Boucourechliev. Ce compositeur, pianiste à l’origine, grand connaisseur de Haydn et de Beethoven a consacré sa vie à la recherche en musicologie, ouvrant un espace peu connu : là encore, ces quatre cordes ont démontré toutes leurs possibilités. Plus de partition linéaire, une œuvre ouverte, mais avec, sur la partition, des indications (rythme, hauteur du son, etc.) très précises du compositeur qui donne ainsi aux musiciens la liberté de naviguer d’une proposition, d’un pôle, ou îlot, à l’autre, d’où « Archipel » ; ils deviennent alors responsables de la forme, de la durée et de l’articulation de la musique. Ces propositions sont matérialisées par un type de graphie propre à Boucourechliev. Ce n’est pas de l’improvisation, mais ce ne sera jamais tout à fait le même morceau qui sera joué puisque les interprètes peuvent varier dans leurs choix. Résultat : un cheminement dans un « paysage » purement abstrait où l’on ne retrouve ni le bruit de la source ou des vagues, ni le chant des oiseaux, mais des rubans de sons, étouffé, à peine audibles, ou brusquement dilatés, nous enveloppant dans une conversation où chaque instrument, ici aussi, garde son individualité comme en quatuor classique ; jamais de stridence, jamais de brutalité : voyage interstellaire ? Voyage intérieur ? Quelle bonne idée Clotilde, de nous avoir fait découvrir, entre deux classiques, cette œuvre très rarement jouée et inconnue du grand public !
     Les inquiets seront rassurés avec le quatuor de Haydn qui a suivi, et un bis, de Haydn, encore. Les applaudissements nourris du public, très à l’écoute ont salué ces moments exceptionnels.
 
Merci à vous, Clotilde, Constance, Marie, Robin pour votre présence, votre énergie, votre conviction !
 
Anne-Sylvie Moretti

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« Flânerie romantique »

    Ce 6 août au soir, la belle lumière estivale éclairait encore le chœur de l’église de Kérity lorsque le piano de Gaspard Dehaene et la clarinette de Raphaël Sévère nous ont entrainés dans une « Flânerie romantique ». Magnifique concert d’ouverture pour nos Estivales 2025 : en première partie avec la sonate op. 120 de Brahms et Continue Reading →

Les Estivales de TUNVEZH 2025

L’été arrive, comme tous les ans il sera musical avec l’association Tunvezh.  Au plaisir de vous retrouver bientôt.

 

Le programme des ESTIVALES 2025 est en ligne ICI

La billetterie est ouverte LA

Toute l’équipe de l’association Tunvezh vous adresse ses vœux les meilleurs pour 2025 et sera très heureuse de vous retrouver cet été pendant les Estivales.

Duo Gilles APAP, Myriam LAFARGUE

  Découvert à Sainte Thumette en 2023 en belle compagnie de Véronique Briel et Frédéric Lubiatto, Gilles Apap attirait à nouveau l’auditoire des grands soirs, accompagné cette fois par une accordéoniste de grand talent Myriam Lafargue. Après la clôture des JO la veille, ce Continue Reading →

« Voyage à Leipzig »

     Leipzig, Bach, Mendelssohn et Schumann : une ville allemande, trois musiciens qui ont vécu, composé et joué à Leipzig.

     C’est donc à un voyage musical dans cette ville que nous convient Gaspard Dehaene (au piano), Clémence De Forceville (au violon) et Julie Sevilla Fraysse au violoncelle, somptueux voyage du baroque au romantisme.

     A Leipzig, grande ville commerçante, universitaire, cultivée, rivale de Continue Reading →