« Rythmes des Balkans » le dimanche 9 août
La lumière d’un soir radieux illuminait les vitraux de Sainte-Thumette pour notre premier concert des Estivales 2026.
Première aussi pour Alienor Feix, Clotilde Lacroix et Flore Merlin autour d’un programme consacré essentiellement à la musique d’Europe centrale qui nous a fait voyager dans l’ancien Empire austro-hongrois, sans oublier quelques-uns de ses héritiers plus récents.

Elles ont eu à cœur de nous faire entendre comment Listz, Brahms, Mahler, Bartok, Dvořak, – voire plus près de nous Berio – ont nourri leur inspiration de rythmes tziganes alors très en vogue à l‘époque, et du folklore de leurs régions d’origine.

Toute cette alchimie a fonctionné auprès d’un public attentif, sensible au fil conducteur de la soirée, et, conquis.
Comment ne pas apprécier la fluidité et la délicatesse du jeu de Flore Merlin, particulièrement dans les moments musicaux de Schubert, ne pas être ému par la voix d’Aliénor, passionnée ou tendre dans la mélancolie amoureuse des lieder de Brahms et de Mahler ? Par le violoncelle de Clotilde, parfois si proche de la voix humaine ?

Mais ne croyez pas que nous ayons sombré dans la mélancolie : les rythmes tziganes, roumains, tchèques des danses de Bartok et de Dvořak nous ont entrainés vers des humeurs plus joyeuses.
Mention spéciale pour le dernier Folk Song de L. Berio : inspiré du folklore d’Azerbaïdjan, danse endiablée, cadeau de fin de concert que nous a offert Aliénor. « Ce trio est une mise en commun joyeuse de nos idées et de nos envies musicales, une grande exigence dans le travail, enfin un enthousiasme commun pour ce lâcher prise qu’offre le moment du concert » nous dit Clotilde, et c’est bien ce que nous, public nous avons ressenti.
Merci à vous trois, Clotilde, Flore, Aliénor, ce trio vous va si bien !
« A l’unisson » le lundi 10 août
Que dire après une aussi belle et grande soirée ? Une immersion merveilleuse dans la musique classique romantique : voilà ce que la pianiste @shiho_narushima et le violoniste @f.pineaubenois nous ont offert hier soir. Excellence des musiciens, en duo ou en solo, virtuoses confirmés, certes, mais aussi interprètes tout en générosité, grâce et sérénité.

« A l’unisson » : c’était le fil conducteur d’un programme où piano et violon s’accompagnent, s’écoutent, se répondent. Magnifique introduction avec la sonate pour piano et violon n°5 de Beethoven où les deux instruments dialoguent au même niveau, déployant des nuances extrêmes sans que jamais la fluidité et l’expressivité du jeu de l’un ne soient encombrées par le jeu de l’autre.
Le toucher de Shiho est tour à tour sensible, émouvant, fluide, dans le Nocturne de Chopin – une des plus grandes émotions de la soirée – énergique dans la sonate de Grieg.

C’est une interprétation « endiablée » que nous livre François Pineau Benois des rythmes de Paganini qui éveillent en nous toute une gamme d’images et d’impressions. Nombreux sont ceux dans le public qui ont découvert avec enchantement les mélodies de Grieg et surtout de Cécile Chaminade, pianiste reconnue dans la seconde moitié du XIXe siècle ; tombée dans l’oubli jusqu’à ces dernières années, elle était pourtant très connue en France et à l’étranger pour son travail de concertiste et de compositrice. Disons aussi la simplicité et l’élégance de ces deux musiciens dans la présentation de leur programme.
Grâce à ce duo parfait la musique, telle un flot, s’est écoulée dans l’église, du chœur à la nef. Nous avons pu une fois encore en constater l’excellente acoustique, confirmée par la pianiste, et le violoniste.
Un concert qui a éveillé en nous toute une gamme d’émotions et s’est conclu dans une grande sérénité : le public emporté par ce bain de musique ne s’y est pas trompé, qui a applaudi, longuement, debout.
Merci @shiho_narushima , Merci @f.pineaubenoist Revenez !
« Échos romantiques » le mardi 11 août

Mardi soir : le dernier concert de notre saison. Loin de nous la mélancolie : ce fut encore un grand moment musical qui nous a submergés…

Un trio rare et subtil pour ces « Echos romantiques » : nous retrouvons Gaspard Dehaene au piano et Raphaël Sévère à la clarinette. Leur complicité avait déjà inspiré un de nos concerts en 2025 ; cette fois-ci, ils étaient trois avec l’altiste Paul Zentiara. Ces trois jeunes musiciens brillants nous ont livré un dialogue où les voix instrumentales serépondent, se déploient dans un parfait équilibre : velouté de la clarinette, clarté du piano, chant de l’alto, tour à tour joyeux, énergiques, ou mélancoliques.
A une interprétation éblouissante du « Trio des quilles » de Mozart a succédé un ensemble plus symphonique dans les « Märchenerzählungen » de Schumann qui nous a emportés dans un univers fantastique plus sombre.

Beaucoup d’entre nous ont découvert aussi un compositeur moins connu, Max Bruch, tout aussi romantique, dont les mélodies (extraits des « Huit pièces ») sont plus lentes et teintées de mélancolie. Alto et clarinette se répondaient dans un dialogue aux riches colorations accompagné par le piano, une harmonie créée en toute connivence par trois musiciens exceptionnels de maîtrise et de sensibilité.
Une fois de plus la musique envahissait l’église et le public était au rendez-vous, captivé tout autant par la qualité du programme que par le jeu de ses interprètes.
Applaudissement nourris, rappels : notre dernier concert se terminait en beauté et le plaisir l’emportait sur la mélancolie.
Gaspard, Paul, Raphaël : merci ! Revenez !



Merci beaucoup à toute l’équipe !
Nous avons découvert cette belle église, un lieu vraiment magique. Et le concert fut exquis. Shiho et François font un magnifique duo, quelle complicité !
Merci aussi pour la qualité d’accueil et de communication visuelle.
Jenny et Sébastien Pineau-Benois